AMBIANCE. Samedi soir, les spectateurs du Kindarena sont ressortis comblés à l’issue du Perche Elite Tour. 

 Plus de 2 700 personnes sont venues applaudir les spécialistes de la perche samedi soir au Kindarena 

 «Renaud, Renaud… » Contrairement aux apparences, le Kindarena n’accueille pas un concert du célèbre chanteur à la tignasse blonde. Renaud, c’est le Français Renaud Lavillenie, champion olympique en titre du saut à la perche et grande figure de l’athlétisme mondial, Samedi soir, dans l’enceinte rouennaise, c’est bien lui le héros de la deuxième étape du Perche Elite Tour, grand concours international de saut à la perche indoor.
Durant trois heures, les spectateurs du Kindarena n’ont eu d’yeux que pour lui, lui réservant un accueil à la hauteur de l’événement. La famille Moal, déjà souvent venue au Kindarena, et dont la fille est adhérente au club d’athlétisme de Barentin, a tenu à encourager le détenteur du record de France (6,03 m en 2011), drapeau tricolore à la main. « On espère que Renaud Lavillenie va faire un bon résultat. J’ai pris mon maillot d’athlétisme pour pouvoir avoir un autographe », s’enthousiasme la jeune Florine. Ludovic Deshays est lui venu avec son fils Clément. « Ce soir c’est l’occasion de voir un champion olympique et de découvrir le Kindarena », précise ce père de famille. Durant cette soirée, deux commentateurs ont chauffé le public, parfois réservé : olas, applaudissements, encouragements… Tout pour permettre aux athlètes d’aller au bout d’eux-mêmes. Il en fallait de l’ambiance puisque ce Perche Elite Tour est qualificatif pour les championnats d’Europe en salle de Göteborg (Suède) en mars prochain.

« Proximité »
Du côté des dames, c’est l’Allemande Kristina Gadshiew qui est allée chercher la première place du concours avec un de saut à 4 m 50. Côté messieurs, la bataille a été rude entre le médaillé de bronze des derniers JO, l’Allemand Raphael Holzdeppe, et Renaud Lavillenie. Au final, c’est le Français qui remporte le concours en signant la meilleure performance de l’année en salle avec une barre à 5 m 92.
« Il y a une proximité avec les sportifs, c’est appréciable ; une superbe visibilité et une excellente ambiance », souligne Mathieu « Fitz » Maubois, un spectateur descendu des hauteurs du Mont-Gargan pour l’occasion. William, quant à lui regarde son idole au loin : « C’est beau à voir, il y a des émotions. Ce n’est pas tous les jours que l’on voit un champion olympique ici ! » Mais sans doute pas la dernière…